• Parlons des femmes qui sortent des stéréotypes !

    ARTICLE EN CONSTRUCTION

    Avec son nouveau titre mondial, @clarisse_agbegnenou vient de dépasser David Douillet au classement des judokas et judokates français.es les plus titré.es. Avez déjà entendu son nom ?

     

    En avoir un est déjà incroyable. Réussir le doublé est exceptionnel. À partir de trois, on entre dans la légende. Le quatrième tient de l’exploit presque surhumain. Mais que dire de 5 titres mondiaux ?!

     

    Le 9 juin 2021, la judokate Clarisse Agbegnenou a remporté son cinquième titre mondial dans la catégorie des moins de 63 kg. Après 2014, 2017, 2018 et 2019, la Française se retrouve une nouvelle fois sur le toit du monde en 2021. Un exploit incroyable qui, pourtant, n’était qu’une « étape » pour la championne, déjà tournée vers les Jeux Olympiques de Tokyo prévus cet été. Preuve d’une ambition bouillonnante qu’elle affiche avec fierté

    Malgré cet exploit, l'Equipe, le plus grand quotidien sportif français, ne lui accorde qu'un bandeau en Une, préférant, pour le gros titre, le footballeur Antoine Griezmann et une interview sur ses ambitions ...

    À travers cette victoire de Clarisse, soutenons toutes ces femmes sportives qui attirent la lumière. Mettons les sur le devant de la scène, tous les spots tournés vers elles

     

    Et vous, que pensez vous de la place des sportives et de leurs performances dans les médias ?

    en bonus pour voir ou revoir le combat de la victoire c'est par ici : https://www.eurosport.fr/.../video-judo.../video.shtml

    « Les filles sont moins fortes en maths que les garçons ». Margaret Hamilton nous prouve le contraire ! Ce nom vous dit-il quelque chose ? Si deux hommes ont pu marcher sur la lune en 1969, c'est grâce à elle !

     

    Margaret Hamilton est chargée du logiciel de guidage de la mission Apollon 11. Longtemps restée méconnue, ce n’est qu’en 2016 qu’elle reçoit une distinction par le gouvernement américain.

    Margaret Hamilton : rôle modèle pour la société ! Elle met au féminin des métiers dit "masculin " : informaticienne, ingénieure système, PDG et cheffe d’entreprise. En 1986, elle fonde une société à partir des travaux qu'elle a réalisés à l’Institut de technologie du Massachussets (MIT), l’une des meilleures universités au monde.

     

    Qu’en est-il aujourd’hui ?

    Les femmes restent sous représentées dans les formations scientifiques. Si jusqu’au lycée, l’équilibre entre le nombre de filles et de garçons est atteint, l’écart se creuse post-bac. En 2017, à l’université, les filles ne sont que 36% en sciences et 27% en formation d’ingénieures. Cette sous représentation est liée à des stéréotypes qui ancrent dès l’enfance les filles et les garçons dans certains domaines.

    Cette sous représentation s’accentuent dans le milieu professionnel. Les femmes ne représentent plus que 8,4% des salarié.es des emplois en sciences ou d’ingénieur.es. Seulement 30% des entreprises françaises sont dirigées par des femmes et 20% pour les entreprises de plus de 50 salarié.es. Les cheffes d’entreprises sont aussi plus rares dans certains secteurs : 13% dans l’industrie et 7% dans la construction.

     

    Sources :

    - INSEE

    - OBSERVATOIRE DES INEGALITES

    - FRANCE CULTURE :

    * https://www.franceculture.fr/.../margaret-hamilton-la...

    * https://www.franceculture.fr/.../sciences-les-femmes...

    Photo : https://www.wikiwand.com/.../Margaret_Hamilton...

    "Violée parce qu'elle porte un jean moulant, parce qu'elle a souri, parce quelle est sortie". Gisèle HALIMI a dit non. Aucune tenue, aucun comportement ne justifie un crime.

     

    En 1971, Gisèle HALIMI, avocate, s'unit à d'autres [Simone de BEAUVOIR, Jean ROSTAND, Jacques MONOD, ...] pour créer l'association féministe "Choisir la cause des femmes" et médiatiser la lutte pour les droits des femmes.

    👏👏 En 1972, elle défend une jeune fille mineure qui s'est faite avorter après un viol, et 4 femmes adultes qui risquent la prison pour l'y avoir aidé. Appelé "procès de Bobigny", le retentissement considérable de ce procès permet l'abandon de la loi de 1920 qui interdisait avortement et contraception, et qui sera remplacée en 1975 par la loi Veil.

    👏👏 En 1978, Gisèle HALIMI défend deux touristes belges violées par trois hommes en 1974 près de Marseille. En 1977, lors du premier procès, les agresseurs sont seulement poursuivis pour coups et blessures et attentat à la pudeur. Ils risquent une amende, et peut-être un peu de prison. Mais Gisèle HALIMI obtient que le procès se tienne en 1978 devant la cour d’assises. Appelé "procès d'Aix-en-Provence", c'est la première fois qu'un viol est jugé comme un crime et la loi évolue en 1980 !

     

    Aujourd'hui, grâce, entres autres, au combat de Gisèle HALIMI, la loi est du côté des victimes :

    La loi du 03 août 2018 n°2018-703 a élargi la définition du viol de l’article 222-23. Elle prévoit que « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol ».

    La loi du 03 août 2018 augmente le délai de prescription pour les viols commis sur un mineur à 30 ans à compter de la majorité du mineur. Ainsi, si une victime de viol avait moins de 18 ans au moment des faits, elle peut déposer plainte jusqu’à l’âge de 48 ans.

    Si la victime est majeur au moment du viol, la prescription est de 20 ans.

    Depuis avril 2021, la question du consentement ne se pose plus pour punir les agressions et viols sur mineurs de moins de 15 ans (de 18 ans en cas d'inceste). Les juges n'ont plus besoin d'établir une violence, une contrainte, une menace ou une surprise (sauf si l'agresseur et la victime ont moins de 5 ans d'écart).

    L'article 222-24 du Code pénal porte la peine à 20 ans de prison quand le viol est commis avec circonstances aggravantes. Parmi ces circonstances aggravantes figure le fait que la victime du viol soit le conjoint, ou le concubin ou le partenaire pacsé du violeur. Le devoir conjugal n'existe plus.

    Sources :

    https://www.choisirlacausedesfemmes.org/qui-sommes-nous/

    http://prendreledroit.org/histoire/

    Porter un pantalon... Rien de scandaleux ! Et pourtant, la loi interdisait aux femmes d'en porter. Ce qui n'a pas découragé certaines d'entre nous de faire comme les hommes. Marlène Dietrich en tête. On la trouve éblouissante et vous ?

     

    Aux yeux de la loi, les femmes ont le droit de porter un pantalon sans restriction depuis le 31 janvier... 2013 !!

    Une loi interdisant aux femmes de porter des pantalons a été promulguée le 17 novembre 1800. Mais pourquoi Napoleon Bonaparte a-t-il légiféré sur ce point 10 ans après la Revolution Francaise ? En quoi cela troublait-il l'ordre public qu'une femme ne soit pas en robe ?

    La loi a été assouplie 100 ans plus tard. Les femmes sont autorisées à porter des pantalons dans les cas où elles tiennent "par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d'un cheval". Dès lors, pourquoi les parlementaires de la 3ème Republique n'ont-ils pas abrogé la loi ?

     

    Heureusement les femmes n'ont pas attendu pour enfreindre ces codes vestimentaires. Dans les années 30, l'actrice Marlène Dietrich détonne avec ses costumes "à la garçonne", ce qui lui vaudra d'être refusée à l'entrée d'un grand restaurant parisien.

    Même si cette interdiction n'a plus été appliquée, nous avons toutes enfreint la loi jusqu'en 2013 !

     

    Sources :

    - senat.fr [Abrogation de l'interdiction du port du pantalon pour les femmes 14e législature]

    - leparisien.fr [Exposition au musée des arts décoratifs: tenue incorrecte exigée 22/01/2017]

    - photo : encyclopediagforpollogica